Duolingo, une perte de temps ?

septembre 20199 commentaires

Duolingo, vraiment efficace ou une perte de temps ? S’il y a bien une application qui a révolutionné l’apprentissage des langues ces dernières années, c’est Duolingo.

Malgré le terrain gagné depuis par d’autres entreprises, le hibou vert a donné une bouffée d’air frais à cette industrie en rendant accessible ce qui était considéré comme hors de portée.

Duo, la mascotte du site

Duolingo a pris à contrepied tout ce qui se faisait avant son apparition. L’entreprise nous a en effet prouvé qu’apprendre une langue pouvait être amusant, gratuit et… simple !

Car c’est vrai, Duolingo a le mérite d’être simple, très simple. Peut-être même un peu trop. Est-ce vraiment efficace ou s’agit-il d’une perte de temps ?

Le projet

Le cerveau qui se cache derrière Duolingo est celui de Luis von Ahn, un Guatémalien vivant au États-Unis.

II se trouve être l’un des créateurs de reCAPTCHA. Vous savez, ces pop-ups qui vous demandent de prouver que vous n’êtes pas un robot ?

Il déclare avoir toujours vu l’éducation comme quelque chose qui divise les classes sociales plutôt que de les rassembler. Selon lui, les personnes les plus riches peuvent se permettre la meilleure éducation au monde tandis que les plus pauvres apprennent à peine à lire et à écrire. Surtout dans les pays en développement, comme celui dont il est originaire.

C’est avec l’intention très noble d’offrir le même enseignement à tous, riches ou pauvres, qu’il a lancé Duolingo.

Il avait aussi l’ambition d’améliorer la communication dans le monde et ainsi contribuer à la paix. « Peut-être qu’un jour, chacun parlera la langue de l’autre » raconte-t-il dans une interview.

Comment ça marche ?

Le fonctionnement de Duolingo est loin d’être classique pour une plateforme d’apprentissage des langues, et c’est peut-être ce qui séduit autant ses utilisateurs.

Les leçons

Duolingo propose plusieurs types d’exercices, et tout tourne autour de la traduction. On vous demande de choisir le mot correspondant à une image, traduire une phrase prononcée depuis le lecteur audio ou bien traduire à l’écrit.

Il y a tout de même une partie théorique avec des explications et sur la grammaire et l’usage, mais on vous donne le minimum.

Ces leçons sont intégrées dans des « unités », qui font elles-mêmes partie d’un « arbre de connaissances ».

L’arbre de connaissances

La page d’accueil nous présente des unités rangées par ligne. Chaque fois que vous terminez une ligne, vous débloquez la suivante.

Aperçu de l’arbre de connaissances

Vous avez la possibilité de sauter des blocs d’unités si vous avez déjà des connaissances dans la langue, pour vous évitez de passer votre temps sur des basiques que vous savez déjà.

Une fois que vous avez terminé l’arbre de connaissances, vous obtenez un trophée.

Le graal !

 

Les deux visages de Duolingo

L’application est disponible sur smartphone (Android, Apple, Windows) et web.

Les deux versions sont identiques au niveau du contenu. On remarque, en revanche, des différences au niveau de l’apprentissage.

Les exercices me semblent être bien plus faciles sur la version mobile que sur la version web.

Quand on y pense, c’est compréhensible. L’application est pensée pour être utilisée n’importe où, lorsqu’on a 5 minutes. Vous avez peut-être déjà vu quelqu’un dans le métro utiliser l’application, c’est ce que je vous conseillais dans mon dernier article !

Travailler depuis un ordinateur, en revanche, est bien plus propice à un travail intense.

Notez que le nombre d’erreurs est limité sur smartphone. Vous avez un système de points de vie qui vous fait recommencer la leçon au bout de 5 fautes. Ce nombre est illimité sur la version web, sauf si vous effectuez un test de placement.

Si vous utilisez les deux versions, votre contenu sera synchronisé d’une plateforme à l’autre. Ça signifie que si vous terminez une leçon sur votre smartphone, elle sera terminée sur la version web également.

Avantages

Salle de classe ou salle de jeux ?

Vous débarquez dans un nouveau monde, sans la moindre capacité.

 

Votre mission ? Terminer tous les niveaux. Mais attention ! Chaque erreur vous fait perdre un point de vie. Et si vous perdez tous vos points de vie, il faudra recommencer…

 

Pimentez votre aventure en vous mesurant à vos amis dans le mode multi-joueurs et en collectant les « exploits ». Amassez des lingots à chaque victoire, et passez au rang supérieur !

Ça ressemble à un jeu vidéo, mais c’est comme ça que fonctionne Duolingo.

C’est le principe de la gamification ou ludification, en français : une technique qui consiste à appliquer les mécanismes du jeu vidéo à différents domaines, y compris l’apprentissage.

Vous gagnez de l’expérience dans chaque langue que vous apprenez, comme dans un jeu vidéo. Vous avez une courbe vous permettant de voir votre progression à travers le temps et surtout un système de « série » : Lorsque vous atteignez votre objectif d’expérience du jour, vous gagnez une flamme.

Une bonne motivation pour ne pas laisser tomber !

Un objectif symbolique : maintenir sa série pendant un an

La compétition est aussi mise en avant.

Vous avez la possibilité d’ajouter vos amis et mesurer vos progrès les uns avec les autres. Un podium est affiché avec votre expérience (et celle de vos amis) par semaine, par mois, et votre expérience totale.

Récemment, un système de rangs a été introduit. Vous êtes automatiquement placé dans un groupe d’une cinquantaine de personnes qui étudient la même langue et les 10 utilisateurs qui ont amassé le plus d’expérience passent au rang supérieur. Les 5 utilisateurs qui en ont le moins se retrouvent au rang inférieur.

Réelle communauté

L’aspect compétitif n’est pas au cœur de Duolingo. On encourage au contraire la coopération entre les membres. C’est rare pour une plateforme d’apprentissage des langues, mais vous avez accès à un forum actif.

Vous trouverez une section dédiée à chaque langue. Si vous voulez progresser en anglais, je vous invite à traîner sur le forum anglophone. Rien de mieux pour entraîner votre compréhension et expression écrite.

La communauté est plutôt bienveillante. La plupart des utilisateurs comprennent que tout le monde est là pour apprendre.

Si vous avez un problème, vous trouverez à coup sûr des réponses pour vous aiguiller.

Rencontres en face-à-face

Si vous êtes séduit(e) par la communauté, sachez que vous pouvez en rencontrer les membres !

Une section « événements » est disponible sur le site et propose aux utilisateurs des rencontres dans divers lieux, bien souvent des cafés.

Il y en a régulièrement à Paris, Lille, Marseille, Strasbourg, Bruxelles, Genève et Lausanne. Je vous invite à consulter les événements prévus sur le site prévu à cet effet.

Si vous ne trouvez aucun événement autour de chez vous, vous êtes libre de prendre l’initiative d’en créer un !

Prix abordable

J’aurais peut-être dû commencer par ça. Duolingo est gratuit !

Ça l’était à ses débuts en tout cas, selon les souhaits de son créateur. Je me souviens avoir guetté le moment où l’application me demanderait de payer, mais rien.

C’est le genre d’offre qui nous pousse à nous demander « Où est le truc ? ».

Il n’y avait même pas de publicité. Duolingo gagnait de l’argent en proposant aux utilisateurs de traduire des textes pour d’autres entreprises, mais cette fonctionnalité a été retirée depuis.

Aujourd’hui, l’entreprise a adopté un modèle freemium. C’est-à-dire que vous obtenez des avantages supplémentaires si vous acceptez de dépenser quelques euros tous les mois.

Entre nous, je ne vois pas de grande utilité aux avantages de la version payante.

Le seul privilège notable, selon moi, est la possibilité de télécharger les leçons pour étudier même sans connexion internet.

En somme, je vois seulement cette formule comme une façon de montrer sa gratitude envers l’entreprise et apporter son soutien à sa mission.

Pour ces raisons, je considère Duolingo comme une application gratuite.

Design agréable

Je sais. Les goûts et les couleurs, ça ne discute pas.

Néanmoins, beaucoup apprécieront le style minimaliste du site et de l’application. L’écran n’est pas trop chargé et c’est tant mieux. La dernière chose que vous voulez lorsque vous apprenez une langue, c’est des distractions.

La seule chose qui manque à mon goût, c’est un mode nuit pour celles et ceux qui étudient le soir. Ce problème peut être contourné à l’aide de plugins sur votre navigateur.

Choix des langues varié

Passionnés de langues, vous allez être servis. Duolingo vous en offre au total 37 !

En plus de l’anglais et du français, vous pouvez apprendre l’espagnol, le portugais du Brésil, l’allemand, l’italien, le japonais, le coréen, le chinois, le russe, le turc, le néerlandais, le suédois, le hindi, le grec, le polonais, l’hébreu, le norvégien bokmål, le gaélique irlandais, l’espéranto, l’arabe, le vietnamien, l’hawaïen, le danois, le roumain, le tchèque, le swahili, le gallois, le catalan, le guarani, l’indonésien, le hongrois, l’ukrainien, le navajo et le latin.

Vous avez même la possibilité apprendre des langues inventées comme le klingon de Star Trek et le haut valyrien de Game of Thrones.

Travail de préservation

On vient de le voir, le choix des langues est plutôt vaste.

Duolingo a fait le choix de ne pas proposer que des langues populaires, mais aussi de donner de la visibilité aux langues rares et en voie d’extinction.

Le meilleur exemple, c’est de loin le navajo, une langue amérindienne en réel danger (source).

L’engouement pour la langue irlandaise est également impressionnant. On compte presque un million de personnes qui l’étudient alors qu’on estime le nombre de locuteurs natifs à 140 000 (source) !

Ce remarquable travail de préservation doit être souligné, que l’on aime ou pas Duolingo.

Parce que comme nous allons le voir, il y a quand même des choses à critiquer.

Inconvénients

Gamification poussée à l’extrême

Certains sont prêts à tout pour ne pas briser leur série. Vous faites la leçon du jour avec un minimum d’attention, juste pour que votre compteur ne retombe pas à zéro.

C’est là que l’aspect ludique prend le dessus sur l’aspect pédagogique.

Le côté compétitif est tout aussi critiquable. Nombreux sont les utilisateurs qui trichent pour faire partie du podium. Vous savez que le triche est contre-productive. On vous l’a assez répété à l’école.

Pourtant, l’application vous donne toutes les clés pour ça !

L’exercice vous présente une phrase à traduire que vous ne comprenez pas ? Passez le curseur dessus (ou votre doigt, si vous êtes sur smartphone) et Duolingo vous dévoile tout !

Soyons clairs : ça n’a aucun intérêt.

Mais si c’est pour éviter de perdre un point de vie ou de briser votre série, c’est un écart très simple à faire.

Notons que cette fonctionnalité est indisponible lors des tests de placement. Encore heureux !

Facilité déconcertante

Les exercices sont parfois tellement simples que la triche n’est pas nécessaire.

Le site s’appuie sur des images pour vous faire deviner un mot. Le problème, c’est quand l’image devient le principal support.

Ça n’apporte aucun challenge à l’apprentissage et limite vos chances de progrès.

Avez-vous vraiment besoin des mots pour cet exercice ?

Je parle ici des images, mais c’est la même chose lorsque vous devez écouter une phrase et en trouver la retranscription.

La bonne réponse est bien souvent évidente et nécessite peu de réflexion.

Oral passé sous silence

Duolingo ne propose aucune véritable pratique orale. C’est vrai, il y a des exercices qui vous demandent de prononcer des mots et des phrases.

Mais la technologie est telle qu’un simple frottement sur le micro peut être considéré comme une bonne réponse.

La plupart d’entre nous apprenons une langue pour la parler, et c’est vraiment dommage que l’accent ne soit pas mis dessus. Plus qu’à consulter la partie « événements » pour pratiquer dans la vie réelle !

Vocabulaire inutile

Le plus gros problème de Duolingo, c’est le vocabulaire enseigné. Le point de vue des contributeurs, c’est que les étudiants doivent se familiariser avec la structure de la langue. Sauf qu’avec cette approche, on met de côté le vocabulaire utile.

Le nom des unités vous donne généralement une indication sur le vocabulaire abordé : “métiers”, “maison”, “animaux”, “politique”… des thèmes dont vous n’avez pas nécessairement besoin, en particulier si vous commencez dans la langue.

Cette abondance de thèmes fait que les phrases enseignées sont parfois farfelues.

« À ton avis, ce dragon est-il méchant ? »

« Pourquoi y’a-t-il un architecte norvégien dans mon lit ? »

Le compte twitter sh*tduolingosays répertorie les phrases les plus saugrenues trouvées par ses utilisateurs. Si vous jetez un coup d’œil, profitez-en pour suivre également mon compte !

Corrections restreintes

La bonne réponse à chaque question est définie par les contributeurs à la création du cours. Logique, me direz-vous. Sauf qu’il arrive que plusieurs réponses soient possibles et que votre proposition soit considérée, à tort, comme fausse.

Par exemple, “Il n’a pas de pouvoir” peut être traduit à la fois par “He has no power” et “He does not have any power”.

Si vous étudiez l’anglais, peu de chances que vous ayez à faire face à ce genre de problème. La communauté est aux aguets et les contributeurs surveillent attentivement les retours.

Si en revanche vous étudiez une langue plus rare, vous serez susceptible de rencontrer davantage de difficultés car les signalements ne sont pas nombreux.

Certains cours ont d’ailleurs été complètement abandonnés par les contributeurs (comme l’ukrainien) et les plaies laissées par les failles restent béantes.

Le choix des langues

Nous avons parlé de l’immense catalogue de langues disponibles, mais il y a un hic.

La plupart de ces langues ne peuvent être apprises que par les anglophones. Les francophones ont accès à un choix bien plus mince : anglais, espagnol, italien, allemand et portugais brésilien.

Rassurez-vous, il vous est quand même possible d’apprendre des langues réservées aux anglophones : il vous suffit pour cela de changer la langue de site. Ça implique toutefois d’être suffisamment à l’aise avec l’anglais pour l’utiliser comme base pour apprendre une langue. 

Comme Netflix, il faut passer du côté anglophone pour avoir le meilleur contenu !

Aucun cours depuis le français n’est en préparation, ce qui signifie que la situation n’est pas prête de changer.

Si vous ne maîtrisez pas encore l’anglais, voyez ça comme une motivation pour l’apprendre. Notez également que changer le site en espagnol vous donnera accès à des langues non disponibles pour les anglophones : la catalan et le guarani !

Lacunes avec les langues asiatiques

Là où Duolingo perd encore des points, c’est sur les langues plus exotiques.

Luis Von Ahn a déclaré durant une interview de 2016 qu’il rêvait d’ajouter des langues dites « asiatiques ». Le projet a sans cesse été repoussé parce que l’équipe n’avait pas trouvé la bonne manière de les enseigner.

Duolingo propose désormais d’apprendre le chinois et le japonais, mais force est de constater qu’il y a encore du travail.

N’est-il pas mignon ?

Plusieurs aspects sont à prendre en compte dans l’apprentissage du chinois : le caractère, le ton, la prononciation et la signification. Tous ces aspects interagissent les uns avec les autres.

Duolingo ne jongle pas entre tous ces aspects. Il tend notamment à ignorer les tons, pourtant essentiels dans l’étude du chinois.

Je n’ai pas essayé d’apprendre le japonais mais le problème semble être le même.

La sourde oreille

Je dis souvent qu’une langue s’apprend à 360 degrés.

Ce que je veux dire par là, c’est que vous devez vous plonger dans la langue et solliciter un maximum de sens pour progresser : vue, ouïe, odorat, goût, toucher.

L’apprentissage des langues inclut principalement la vue et l’ouïe. Vous voyez un mot et vous l’entendez.

Apprendre une langue sans l’entendre paraît donc insensé, n’est-ce-pas ?

C’est pourtant ce que Duolingo propose pour certaines langues. Certains cours n’ont pas de sons ou une piste audio incomplète. Au mieux, on a des voix robotiques.

Bref, certainement pas le meilleur moyen d’entraîner sa compréhension orale.

Mauvaise gestion de la répétition espacée

La répétition espacée, comme nous l’avons vu dans un précédent article, est une composante essentielle de la rétention d’informations à long terme. Duolingo le gère très mal.

Vous devrez passer par une autre plateforme pour en profiter des bienfaits.

Heureusement, Duolingo a sorti l’application Tinycards qui exploite la technologie des cartes mémoire ou flashcards. Vous pouvez créer vos propres cartes ou suivre des decks créés par d’autres utilisateurs.

Manque cruel de contexte

On nous présente des phrases non seulement courtes, mais aussi dénuées de contexte. C’est pourtant primordial !

Il semble que Duolingo se soit rendu compte de cette faiblesse et a récemment introduit une alternative plutôt intéressante : les « stories ».

Bannière des stories sur Duolingo

Comme le nom l’indique, il s’agit de courtes histoires racontées sous forme de dialogues. Il existe pour l’instant 4 langues pour lesquelles cette fonctionnalité est disponible : espagnol, portugais, allemand et français.

Le bémol : c’est seulement disponible sur le site anglais. Voilà une autre raison de l’apprendre !

Boutique déserte

Lorsque vous terminez une unité, passez au niveau supérieur ou progressez d’un rang, vous obtenez des lingots en guise de récompense.

Cette monnaie virtuelle peut être échangée dans la boutique contre une poignées de gadgets.

Certaines langues proposent des unités « bonus » que vous pouvez troquer contre des lingots. Le nombre d’unités proposé est très limité et l’idée semble avoir été abandonnée pour les dernières langues ajoutées.

Vous avez aussi la possibilité d’acheter un filet de secours permettant de geler votre série si vous deviez manquer un jour ou de faire des paris sur la longueur de votre série… pour gagner encore plus de lingots !

Résultat ? Les lingots s’empilent et s’empilent sans réelle fonction.

C’est loin d’être le problème principal de l’application, mais ça reste un aspect inexploité.

Illusion de progression

Duolingo semble clairement surestimer son propre impact sur l’apprentissage d’une langue.

L’application ne demande pas toujours beaucoup de réflexion et vous pouvez facilement trouver une parade lorsque le moindre effort est requis.

Auparavant un score de fluidité vous indiquant le pourcentage de la langue que vous maîtrisiez. Cette fonctionnalité a heureusement été retirée depuis. C’était au mieux trompeur, au pire dangereux.

C’est le problème de toutes les méthodes qui vous promettent la lune : si vous faites tout ce qui est demandé sans parvenir au résultat promis, vous vous démoralisez et en venez à la conclusion que vous êtes « nul(le) en langues ».

Duolingo, à fuir ?

Duolingo a ses défauts, mais il y a une chose qu’on ne peut pas lui enlever : c’est gratuit. Difficile de critiquer un service qui ne nous coûte rien !

Grâce à sa gamification bien dosée, on n’a pas toujours l’impression de travailler. Un vrai soulagement si l’école vous a traumatisé. Les exercices sont peut-être un peu trop faciles et le resteront. C’est la décision des développeurs, qui ont annoncé perdre des utilisateurs chaque fois qu’ils tentaient d’augmenter la difficulté (source).

L’application a inspiré et continue d’inspirer des millions de personnes à travers le monde et d’éveiller la passion des langues. Elle aide aussi à réconcilier celles et ceux qui sont fâchés avec les langues.

Si vous aimez Duolingo, n’arrêtez surtout pas de l’utiliser. Gardez seulement en tête que ce n’est pas une solution tout-en-un et que si vous souhaitez apprendre une langue en profondeur, Duolingo gratte seulement la surface.

Et vous, avez-vous essayé d’apprendre une langue avec Duolingo ? Qu’est-ce que ça a donné ?

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9 Commentaires

  1. Felix

    Salut, merci pour cet article intéressant. Pour ma part duolingo m’as pas mal servit pour réapprendre les bases (que j’avais un peu loupé à l’école). Par contre avec le temps je me suis lassé de me connecter chaque jours car je faisais les exercices juste pour ne pas perdre mon score. Du coup je ne retenais pas vraiment ce que “j’apprenais”… je ne me suis plus reconnecté depuis.

    Réponse
    • Alex

      Salut Felix, merci pour ton commentaire !

      Je te rejoins à 100 %. Duolingo est un bon moyen pour se lancer ou re-lancer dans une langue mais la pression de la série peut vite prendre le dessus. J’ai moi-même tout arrêté après avoir perdu ma série de 500 jours.

      On parlera d’autres méthodes à l’avenir, je suis certain que tu y trouveras ton bonheur. 😉

      Réponse
  2. Guide partir

    Bonjour,

    Je n’ai découvert duolingo que récemment, J’ai commencé par l’apprentissage du chinois qui pour le moment me semble intéressant. Je ne sais pas ce que la suite du cours me réserve. En lisant cet article, j’ai appris beaucoup de chose sur le fonctionnement du site.
    Toutefois, je dois dire que la non-connaissance de l’anglais me désavantage pour l’apprentissage du chinois.
    Bonne continuation à tous.

    Réponse
    • Alex

      Bonjour et merci d’avoir commenté.

      Je suis ravi d’avoir pu être utile !

      Je comprends tout à fait. C’est pourquoi je recommande en général de commencer par l’anglais, ça permet d’avoir un passeport pour apprendre n’importe quelle langue.

      Il existe quand même de bonnes méthodes en français. Je recommande Assimil pour le chinois.

      Bon courage. 😉

      Réponse
      • Fiti

        Merci pour ton retour, tu peux me contacter via mon email narindrahufitia@gmail.com je vis à Madagascar et souhaite découvrir l’étranger. Souhaitant vous avoir comme correspondant.

        Réponse
  3. Anne-Lise - Grandir en langues

    Je suis complètement d’accord avec toi ! 🙂 En fait Duolinguo est top si on veut apprendre quelques bases ou avoir une première approche de la langue 🙂 Je trouve ça aussi bien pour réviser du vocabulaire courant qu’on apprend pas forcément à l’école et pour rendre l’apprentissage des langues plus accessible, plus ludique 🙂
    Mais on atteint vite les limites sans pratiquer vraiment la langue en contexte et à l’oral… Après, c’est un peu le problème de beaucoup de méthodes non ?

    Réponse
    • Alex

      Salut Anne-Lise, merci pour ton témoignage !

      Je pense qu’il y a des méthodes qui font mieux que Duolingo quand il s’agit d’apprentissage en contexte et de pratique orale. Pimsleur, par exemple, si on suit bien les consignes.

      Le plus gros problème avec les méthodes, c’est l’approche des étudiants. On considère souvent qu’on peut en choisir une et s’en contenter 😄

      Réponse
  4. Lydia

    Ha duolinguo, une des premières applications de langues que j’ai testées.. pour la supprimer moins de 10jours après. Vraiment pas pour moi.
    J’ai testé, d’abord avec des langues que je connaissais: anglais, allemand.. mais trop facile pour moi: the woman, the apple, the child uns, the woman eat apples.. green apples, die Frau isst, die Frau isst grüne Äpfel.. gné, c’est quoi cette obsession pour les pommes vertes?

    Donc re-test, depuis la version anglophone pour voir le russe: encore les mêmes phrases de base, encore les pommes vertes.. je me demande si l’inuqtitut aurait aussi les pommes vertes.

    Ca m’a rappelé, quand j’étudiais le FLE, l’horrible Tell me more sur CD rom qui avait la même image de petit déjeuner saucisse- baked beans- oeuf au plat pour toutes les versions, sans le moindre rapport culturel avec la langue ou le pays qui la parle. A croire qu’en France, le petit déjeuner typique ressemble trait pour trait à celui de l’autre côté de la manche. Pareil pour le bus ( avec belle photo d’un bus rouge londonien à étage)
    Pour que le test soit complet, j’ai donc choisi une langue que je ne connais pas, que je n’ai pas spécialement envie d’apprendre et pour laquelle aucune déduction n’était possible via les racines indo-européennes. Encore la femme qui mange des pommes vertes.

    J’ai acquis rapidement la certitude que je ne parlerai jamais hongrois avec cette application.
    Elle peut éventuellement être un début pour quelqu’un qui n’a pas de bases ni de stratégies, mais..je la trouve mortellement ennuyeuse. Répétitive.Et les exemples a peu près aussi pertinents que lorsque ma mère apprenait “my Sister is not a boy” il y a 60 ans au collège.

    Depuis j’ai tenté Mosalingua allemand et russe, que je ne trouve pas parfait, mais déjà plus abouti , avec la possibilité de supprimer les phrases qui me paraissent inutiles ( draguer en russe… ce n’est pas trop ma priorité je dois dire) et celle d’ajouter mes propres fiches de révision issues de mes cours, même si la lecture en voix de synthèse n’est pas tip-top.
    Mais j’en reste quand même à mon bon vieux Anki, certes, l’interface est aride, mais au moins je peux vraiment en faire ce que j’en veux. Mosalingua ne permet pas d’intégrer ses propres mots DANS une liste thématique préexistente et ça me manque.

    Réponse
    • Alex

      Merci pour ce partage Lydia !

      C’est vrai que de ce point de vue-là, Duolingo ne se différencie pas vraiment de la manière d’enseigner à l’école. Pour une application qu’on présente généralement comme une alternative au système, c’est pour le moins paradoxal.

      C’est vrai que même si le design n’est pas de son côté, Anki reste pour moi indétrônable 😉

      Réponse

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